093

Parc sportif du Heysel

1020 Bruxelles
Durée : 2016
Localisation : 1020 Bruxelles
Maître-d’ouvrage : NEO SCRL
Architecture : Studio 016 - Paola Viganò / H&V ARCHITECTURE / Sweco Belgium
Paysagisme :
  • Green Concept
  • Aliwen
  • Wirtz International
Programme :

Mission globale d'étude de requalification du Parc des Sports sur le plateau du Heysel

Surface : 10 ha m²
Budget : 23.368.000_HTVA
Statut : Appel d'offre - Shortlisté
Un parc de connexion.
Le Plateau du Heysel est un lieu haut, panoramique, chargé de symboles, l’Atomium, le stade, une partie du parc de la résidence royale…Mais il est  aussi une partie aujourd’hui peu lisible, faite d’enclaves sportives, de parcours fragmentés, de parkings désordonnés, de dénivellations qui deviennent des barrières.
Des transformations importantes investiront le plateau dans le futur proche; elles confirmeront et renforceront son rôle de centralité sportive à l’échelle métropolitaine.
C’est donc le moment de mieux cerner et affirmer la nature du Parc de Sport sur le plateau du Heysel. Un parc qui coexiste avec les activités sportives; qui se développe avec elles, mais aussi “entre les choses”, en garantissant des continuités qui sont des espaces du parc à part entière et non seulement des lieux de passage.
Le projet se propose comme lien urbain et écologique entre deux grandes entités vertes de la région, le parc de Laecken à l’est, le bois de Dielegem et le parc Roi Baudouin à l’ouest avec le Poelbos encore plus à l’ouest. Le maillage existant de patches à des échelles différentes – des jardins de quartier aux parcs urbains (aussi les nouveaux, comme le parc de Tour & Taxis jusqu’au canal), aux boulevards, aux squares, est le potentiel d’une structure verte robuste, aujourd’hui encore peu connectée. Le nouveau Parc des Sports se définit comme un “parc de connexion” et un parc sportif, capable de renforcer cette structure verte.
La combinaison de clusters urbains et sportifs, d’espace dur et d’espace mou, développe des caractères multiples qui permettent de valoriser chaque lieu et ses spécificités, pour une meilleure appropriation écologique et urbaine.
Un parc topographique.
Le nouveau Parc des Sport sur le plateau di Heysel est conçu comme un dispositif complexe de valorisation de la topographie variée du plateau. Loin d’être horizontal, le plateau est marqué par des creux et des vallons, par des escarpements et des terrasses qui témoignent non seulement d’une condition originaire, mais aussi des modifications profondes amenées par la construction des équipements sportifs avec leur exigences de mise à plat. A chaque instant le paysage se redéfini; par rapport  à l’horizon et par rapport au reste de la ville.
Le projet propose de réaliser le dispositif complexe du parc par trois thèmes principaux en plus des terrassement sportifs: les cordons belvédères; le square (une place en terrasse); le stecco.
La centralité du parc se construit avec une compréhension fine de sa topographie qui permet, entre autre, de relier  le nouveau espace public aux quartiers environnants et aux différentes fonctions urbaines.
Le projet.
Nourrie par le diagnostic des matériaux urbains composant le plateau du Heysel et l’analyse des besoins prioritaires énoncés comme programme, notre équipe a d’abord posé une double réflexion au sujet de :
– l’équilibre mesuré entre les surfaces dédicacés aux sports contrôlés et une offre en espaces publics libres, soit un concept non pas simplement d’un parc de sports mais bien d’un parc contenant sports et loisirs avec un role métropolitain;
– la stratégie d’une composition en une mosaïque de phases opérationnelles capables de produire lisibilité, clarté et   nouvelle appropriation dans un noeud bruxellois en forte mutation.
Le projet s’est ensuite développé autour de thématiques devenues génératrices de “supports-surfaces”, à savoir :
– l’inscription topographique cohérente de plateaux sportifs tous parfaitement accessibles et  équipés comme homologables;
– la préservation et l’affirmation de grandes bordures publiques faisant transition entre l’environnement végétal du parc de Laeken et l’avenue Houba de Strooper avec ses quartiers d’habitat (les cordons belvédères; le square (la place en terrasse);
– la concentration d’un maximum de fonctions et de connexions sur un axe programmatique fort, générateur d’identité et support linéaire explicite entre Neo, son parc et les réseaux (le stecco).
Le Stecco.
Promenade, mi machine, mi système, Stecco est ainsi né et supporte la scène d’un nouveau territoire et ses séquences.
Depuis Neo et l’Orèe du Bois, on aura pu, parcourant une promenade, rencontrer tous les sports et rejoindre à terme, via quelques rampes douces, la station de Metro Houba-Brugmann, posé à l’angle d’un nouveau square, une place en terrasse. Stecco est donc en lui-même une trajectoire équipée: en mobiliers, éclairages et spots pour l’urban training. C’est donc tout naturellement qu’il mène à une agora  et un skatepark.
Autant de petits dispositifs de   fabrication d’urbanité invitant clairement les habitants voisins à une appropriation de leur parc.